1. L'Aigle de Francfort : Des vélos aux automobiles
Heinrich Kleyer fonde Adler en 1880 à Francfort pour produire des bicyclettes, puis des machines à écrire (la célèbre Adler-Schreibmaschine). En 1900, il se lance dans l'automobile. Les premières Adler sont des voitures de tourisme fiables et accessibles, positionnées sous les Mercedes et les Horch de l'époque (l'équivalent d'une Peugeot face à une Bentley).
Dans les années 1930, Adler connaît son âge d'or avec la Trumpf et la Trumpf Junior, des voitures à traction avant innovantes (une nouveauté technique à l'époque) qui se vendent par dizaines de milliers. La Trumpf Junior remporte même sa catégorie aux 24 Heures du Mans 1937.
2. La fin et la reconversion
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les usines Adler de Francfort sont lourdement bombardées. Après-guerre, la société choisit de ne pas reprendre la production automobile (trop coûteuse à relancer) et se concentre sur les machines à écrire et les motos. La dernière moto Adler est produite en 1957. La marque est ensuite absorbée par le groupe Grundig, puis par Olivetti. Le nom Adler disparaît définitivement de l'industrie.
Aujourd'hui, les Adler Trumpf sont recherchées par les collectionneurs d'automobiles d'avant-guerre. Comptez environ 15 000€ à 40 000€ pour un exemplaire restauré, ce qui en fait l'une des voiturse de collection classiques les plus abordables de cette époque.

